LE LAURÉAT DU PRIX LUKE-SANTI CULTIVE LA CURIOSITÉ ET LA DÉTERMINATION


Aidan Richards, étudiant de 1ère année en physique à l’Université Queen’s, est le lauréat 2018 du prix commémoratif Luke-Santi de l’Institut Périmètre pour un élève méritant.

Avant d’être assez grand pour accéder à Internet, Aidan Richards n’arrêtait pas de poser à ses parents des questions sur les raisons pour lesquelles le monde est comme il est. Ses parents, tous deux enseignants, répondaient de leur mieux. Souvent, ils avaient une bonne explication pour répondre à la 1ère question, mais à la 5e ou 6e qui suivait, ils demeuraient inévitablement sans réponse.

« Je voulais tout savoir, dit le lauréat. Mais je pense que le fait de ne pas obtenir toutes les réponses a joué un rôle important. Cela a été crucial pour cultiver ma curiosité. »

En remontant dans ses souvenirs Aidan Richards constate que beaucoup de ses questions portaient sur des sujets très fondamentaux en physique. « Je ne comprenais pas la nature d’une force et ses liens avec l’énergie. Il se trouve que c’est la relation la plus simple, mais je me souviens que beaucoup de mes questions étaient liées à cela. » [traduction]

Son enthousiasme envers la physique, ses excellents résultats scolaires ainsi que ses nombreux engagements comme athlète et dans des activités bénévoles lui ont valu cette année le prix commémoratif Luke-Santi pour un élève méritant. Ce prix est remis chaque année à un étudiant canadien de niveau postsecondaire qui incarne les qualités de Luke Santi. Cet élève du secondaire et ami de l’Institut Périmètre avait une passion pour la recherche et la découverte. Il avait aussi d’excellentes notes tout en donnant de son temps au service des autres.

Alors qu’il grandissait dans la petite ville ontarienne de Mono, Aidan Richards passait beaucoup de temps à regarder des émissions de télévision et documentaires scientifiques pour satisfaire son insatiable curiosité.

« Je me rappelle avoir été émerveillé d’apprendre qu’un sujet entier — la physique — portait sur ce qui m’intéressait, dit-il. Dès qu’il était question de physique, j’étais captivé. » [traduction]

En plus de la physique, Aidan Richards cultivait aussi la passion de l’écologie et du plein air. Pendant ses études secondaires, il a planté des arbres pour restaurer des zones déforestées, participé à l’élimination d’espèces envahissantes, et suivi l’état de santé des poissons de la rivière Credit River en utilisant la pêche à l’électricité (méthode d’investigation scientifique couramment employée, qui consiste à assommer temporairement — et sans leur faire de tort — les poissons, pour les mesurer avant de les relâcher).

Pourquoi travaille-t-il si fort à la préservation et à l’amélioration de l’environnement? Entre autres parce qu’il passe beaucoup de temps dehors à faire du cross-country, de l’athlétisme et du ski nordique. En particulier, il considère que la course est sous plusieurs aspects un bon complément à la physique.

« J’ai l’impression que les coureurs et les physiciens ont en commun certains traits de personnalité, dit-il. La course comporte un élément de simplicité qui me plaît. Il y a beaucoup de choses dans la course, mais le but est très simple, tout comme la physique a pour but très simple de comprendre l’univers — même si cette compréhension comporte beaucoup d’éléments. » [traduction]

Maintenant âgé de 18 ans et étudiant de 1ère année à l’Université Queen’s, Aidan Richards a remarqué que la détermination et l’endurance mentale nécessaires pour s’attaquer à de difficiles problèmes de physique sont des caractéristiques qu’il a développées grâce à l’athlétisme. « Dans les 500 derniers mètres d’une longue course, vous grimacez, vous avez mal, vous voulez abandonner — mais une force mentale vous permet d’aller jusqu’au bout. » [traduction]

Le prix commémoratif Luke-Santi a été une surprise fort bienvenue pour le jeune homme, qui aspire à transformer son intérêt de toujours en une carrière de physicien théoricien. « Je suis certain qu’un grand nombre de personnes méritaient ce prix, dit-il, mais j’ai le sentiment qu’il va bien avec qui je suis, ce qui rend son obtention d’autant plus extraordinaire. » [traduction]

Si son rêve de devenir physicien théoricien ne se réalise pas, Aidan Richards a déjà un plan de rechange : fonder une entreprise fournissant des panneaux solaires abordables. Mais ce qui le rendrait le plus heureux — son grand objectif —, ce serait de trouver des réponses à des questions que nous ne nous posons même pas à l’heure actuelle.

« C’est vraiment ce que vise la physique : réunir deux éléments en apparence distincts et découvrir qu’ils ont les mêmes principes sous-jacents. Si je pouvais contribuer à l’unification de deux choses quelconques, je serais des plus heureux, poursuit-il.

« Même la plus petite contribution à notre connaissance du fonctionnement de l’univers serait très satisfaisante. » [traduction]

– Stephanie Keating
 

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

Institut Périmètre de Physique Théorique

L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

 

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« Je voulais tout savoir. » [traduction]

 

- Aidan Richards